Les dimensions à connaître pour choisir une tombe

Choisir un monument funéraire, c’est jongler avec les formes, les matériaux, les textes gravés, tout en gardant à l’esprit les règles du cimetière, la nature du sol, les contraintes financières et les échéances à respecter.

Qu’est-ce qu’un monument funéraire ?

Le monument funéraire, c’est bien plus qu’une simple pierre posée sur une tombe. Voici ce qui le caractérise concrètement :

  • Il incarne la partie visible d’une sépulture, qui varie d’une simple dalle à une œuvre architecturale plus affirmée.
  • Il protège la tombe des intempéries, des dégradations et du temps qui passe.
  • Il sert de repère dans le cimetière, marquant un espace singulier parmi des allées souvent anonymes.
  • Il reflète la personnalité d’un individu ou d’une famille, à travers le choix des formes, des matières et des inscriptions.
  • Il crée un lien, discret mais tenace, entre ceux qui restent et ceux qui ne sont plus là.
  • Il accompagne la méditation, transformant l’espace en lieu de mémoire et de recueillement.
  • Il permet d’adresser une pensée à l’être disparu, de façonner une présence malgré l’absence.
  • Il témoigne du respect envers ceux qu’on a aimés.
  • Il peut devenir livre ouvert, œuvre d’art ou trace durable laissée à la postérité.
  • Il offre une empreinte du passage d’une personne ou d’une lignée, ancrée pour les générations futures.

Les fondations du monument funéraire

Chambre forte ou terrain dégagé

Le monument funéraire, toujours visible en surface, couronne la sépulture. Le terrain attribué par la mairie à une famille ou un individu doit être préparé pour accueillir les cercueils. Cette préparation se fait parfois en surface, c’est le cas de certaines régions du Sud, où l’on pratique l’incinération,, mais la plupart du temps, elle concerne l’espace souterrain.

Pour l’aménagement du sous-sol, deux configurations sont possibles :

  • la chambre forte ;
  • la fosse en pleine terre.

Le choix de l’une ou l’autre influence ensuite le type de monument installé.

La chambre forte

La chambre forte, ou voûte, est un ouvrage maçonné accueillant un ou plusieurs cercueils. Elle a également un rôle de fondation, supportant le poids du monument funéraire.

Fosse en pleine terre

Dans une fosse creusée directement dans le sol, les cercueils reposent sur la terre. Cette fosse, ouverte au moment de l’inhumation et refermée ensuite, peut recevoir un ou deux cercueils.

Lorsque le monument doit être posé sur une sépulture en pleine terre, il est conseillé d’installer une fondation spécifique (« false box »), afin d’assurer la stabilité du monument sur le long terme. Ce dispositif reste optionnel si le monument est léger (par exemple en bois) et si la terre a déjà eu le temps de se tasser depuis plusieurs mois.

À Lyon, la pratique diffère : il n’y a pas de semelle classique. Les monuments sont souvent rapprochés, se soutenant mutuellement. Chaque édifice repose sur un cadre en béton, lui-même appuyé sur quatre pieux en bois de châtaignier.

Fondation d’un monument funéraire

Exemple de découpe d’un coffre simple à deux emplacements.

La forme du monument funéraire

La forme traditionnelle d’un monument funéraire répond à des fonctions précises :

  • Le tombeau : la dalle qui ferme la tombe et se retire lors des inhumations pour laisser passer le cercueil.
  • La stèle : la partie verticale en tête de la tombe, où sont gravés les noms des défunts.
  • La base : elle surélève et met en valeur l’ensemble, donnant du volume au monument.
  • Le jardinet ou prie-dieu : un espace destiné aux fleurs ou plantations.

L’équilibre du monument « classique » tient à l’harmonie entre ces différents éléments.

C’est pour cela qu’accompagner les familles au cimetière, observer d’autres monuments et comparer les proportions reste souvent la meilleure manière de choisir ce qui conviendra le mieux au site précis où sera posée la sépulture.

Le monument funéraire se limite parfois à la seule dalle, à une stèle ou à un simple jardin délimité.

Dans le cas d’un jardin, des plantations entrent en contact direct avec la terre au-dessus de l’inhumation. Pour simplifier l’entretien de ce type de tombe, il existe des contrats annuels incluant arrosage et renouvellement des végétaux.

Le champ des possibles ne s’arrête pas là : le monument prend la forme que l’imagination autorise.

Le cimetière du Père-Lachaise, à Paris, s’impose comme un véritable musée de la sculpture du XIXe siècle, où les plus grands artistes de leur temps ont laissé des œuvres exceptionnelles. Le cimetière de Montparnasse, lui aussi, accueille de nombreuses créations artistiques, souvent contemporaines. L’ouverture d’esprit sur le plan créatif gagne du terrain dans de nombreux cimetières, contribuant à transformer l’atmosphère du lieu.

Collaborer avec des artistes, ou même partir d’une idée apportée par la famille, permet de concevoir un monument unique, à l’image de la personne disparue.

Matériaux pour monuments funéraires

Pour la réalisation d’un monument funéraire, on retient des matières conçues pour durer.

La pierre

Le calcaire a longtemps dominé l’art funéraire, du XVIIIe au milieu du XXe siècle. Il se patine avec le temps : l’apparition de mousses la première année fait partie du processus naturel. Un nettoyage à l’eau sous pression ou un sablage redonne à la pierre sa clarté d’origine. Il existe une grande diversité de pierres, surtout dans des tons clairs, du blanc au beige, comme la pierre de Lens, Comblanchien, Saint-Maximin ou Euville.

Ce matériau convient particulièrement aux monuments d’inspiration classique ou insérés dans un environnement de tombes anciennes en pierre ou en marbre.

Le marbre

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, le marbre est peu utilisé aujourd’hui par les marbriers. Il a été fortement employé pour la sculpture funéraire au XIXe siècle, apprécié pour sa blancheur et son éclat. Mais comme le calcaire, il se patine à l’extérieur et perd rapidement sa brillance sous la pluie, contrairement au granit.

Le granit

Depuis le milieu du XXe siècle, le granit s’est imposé comme le matériau de référence. Son éventail de couleurs (noir, gris, marron, vert, rouge, bleu, rose), ses finitions variées (poli, flammé, bouchardé) et son exceptionnelle résistance en font la valeur sûre de l’architecture funéraire.

Le granit poli, très répandu, offre une surface lisse et brillante, qui met en valeur la couleur et protège contre les agressions du climat. L’entretien se résume à un nettoyage régulier à l’eau claire et, si besoin, à un passage au nettoyeur haute pression avec un léger huilage.

Autres matériaux

Le métal, la céramique, le verre ou le bois s’ajoutent à la liste, permettant d’imaginer des monuments singuliers. Les matériaux composites, s’ils ont parfois mal résisté (comme le granito, qui a tendance à s’effriter avec le temps), sont aujourd’hui repensés pour offrir plasticité, couleurs, textures et robustesse.

Chaque projet est l’occasion de choisir, sans a priori, la matière la plus adaptée à la volonté de la famille.

L’ornementation d’un monument funéraire

Au-delà de sa forme et de sa matière, le monument peut être personnalisé par de la gravure ou l’ajout d’objets particuliers.

Techniques de gravure

Deux techniques principales sont utilisées pour graver un monument funéraire :

  • Gravure à la main : réalisée par un artisan avec ciseau et marteau, cette taille en V profonde accroche la lumière et demeure la plus courante en Île-de-France. Elle permet aussi la réalisation de motifs ou de portraits.
  • Gravure au jet de sable mécanique : faite en atelier, elle consiste à projeter une poudre abrasive à travers un pochoir pour creuser la pierre. L’application d’or ou de couleur se fait ensuite à la main.

Les textes sont gravés sur des surfaces horizontales ou verticales. À noter : la couleur appliquée sur les surfaces horizontales s’estompe plus vite que sur les verticales, mais il reste possible de raviver ou de restaurer la dorure.

Le nom

Les monuments portent d’abord le prénom, le nom de famille et les dates de naissance et de décès du défunt. Selon la capacité de la sépulture, il est prudent de prévoir l’emplacement des futurs noms à graver.

Mais la gravure peut aussi accueillir une épitaphe, un portrait, un dessin d’enfant, une signature, un emblème, un blason ou même une décoration.

Les épitaphes

Les épitaphes, qui donnent tant de caractère aux tombes anciennes, se font plus rares aujourd’hui. La famille peut opter pour une citation, une phrase écrite par le défunt ou ses proches, un message de tendresse ou d’espérance, ou quelques mots évoquant la personne disparue.

L’humour a aussi sa place, surtout sur les tombes individuelles. Quelques exemples : « Ceux qui sont passés à ceux qui passent », ou encore « Ici sont allés sans retour », pour reprendre Alphonse Allais.

Parfois, des mots ou dessins personnels, tracés au crayon gras par la famille lors d’un hommage, sont ensuite gravés, dorés ou colorés directement sur la pierre.

Les éléments fixés sur le monument

De nombreux objets peuvent venir enrichir le monument : emblème religieux, photo sur porcelaine, plaque, mosaïque, vase, urne, sculpture, objet personnel… les possibilités sont multiples.

La réalisation du monument funéraire avec L’Autre Rive

Voici comment se déroule l’accompagnement pour la conception du monument :

  • Nous conseillons et élaborons un projet correspondant à vos attentes, qu’il s’agisse d’un monument classique, personnalisé ou d’une création originale.
  • Des devis détaillés, gratuits et sans engagement, sont transmis pour chaque projet.
  • Le rapport qualité/prix proposé figure parmi les plus compétitifs du marché.
  • Les monuments sont réalisés sur les meilleurs sites de fabrication, proches des carrières de granit françaises (Tarn, Bretagne) ou à l’étranger (Inde, Chine).
  • L’installation est assurée partout en France, quel que soit le cimetière.

Quelles sont les règles à respecter ?

Chaque commune (et parfois chaque cimetière) applique ses propres exigences, précisées dans le règlement intérieur.

En général, ces exigences portent sur les dimensions du monument. À Paris et dans la plupart des cimetières d’Île-de-France, la taille standard est de 1 x 2 mètres, sans dépasser 2 mètres de hauteur.

À part quelques cimetières historiques qui demandent un avis de l’architecte des bâtiments de France, les familles disposent d’une grande liberté de choix. Le maire conserve toutefois la possibilité de refuser un monument ou une inscription qui heurterait la décence ou la sécurité du cimetière.

Délais pour la réalisation et la pose du monument funéraire

Les délais de fabrication et d’installation varient de deux semaines à six mois, selon qu’il s’agit d’un modèle standard ou d’une création sur mesure.

L’Autre Rive propose une dizaine de monuments en granit disponibles en douze jours. Pour une commande personnalisée, il faut en moyenne trois mois de production et de pose.

La fermeture des ateliers en août et la forte demande avant la Toussaint rendent prudent de commander dès le début de l’été pour garantir la mise en place du monument à la date souhaitée.

Coût et prix d’un monument funéraire

Le prix d’un monument livré et installé s’étend de 2 000 à 50 000 € selon le projet, mais la majorité des réalisations se situent entre 3 000 et 6 000 €.

Le choix du matériau peut faire varier le coût d’un même modèle d’un facteur un à trois.

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