Puis-je donner 20.000 euros à mon fils ?

42

Définition du don manuel

Le don manuel, également appelé don manuel, est le fait qu’une personne transmet un bien à une autre, directement de main en main. Le plus souvent, le don manuel s’applique dans le cadre d’un don à ses enfants pour leur apporter une aide financière ou leur transmettre une partie de son patrimoine mais de son vivant.

Le don manuel implique des sommes d’argent mais également des dons d’objets tels que des bijoux ou des tableaux de valeur.

A découvrir également : Que faire quand on visite la tombe d’un être cher ?

Le don manuel est imposable car les autorités fiscales sont tenues informées de ce don. La personne bénéficiaire du don doit le déclarer aux autorités fiscales et payer les taxes éventuelles sur les dons.

A lire aussi : C'est quoi travailler dans le privé ?

© iStock Lisez aussi : Pouvez-vous choisir librement vos héritiers ?

Fiscalité et âge

fonction de votre âge, il y aura en effet un impact sur la fiscalité. Si vous faites un don en retard, vous vous privez de l’exonération fiscale En qui s’applique jusqu’à l’âge de 80 ans (dans la limite de 31 865 euros par bénéficiaire) aux dons de somme d’argent à vos enfants et (arrières) petits-enfants majeurs ou émancipés.

Si vous n’avez pas de descendants, cela concernera vos nièces et neveux. De plus, en faisant un don tardif, vous augmentez la partie imposable du don soumise à l’usufruit (c’est-à-dire le droit d’utiliser le bien et d’en tirer tout revenu). La valeur de la simple propriété (le droit de propriété sans usage) augmente en fonction de votre âge.

Âge de l’usufruitier Valeur de la simple propriété
De 51 à 60 ans 50%
De 61 à 70 ans vieux 60 %
De 71 à 80 ans 70 %
De 81 à 90 ans 80 %
À partir de 90 ans 90 %

À partir de 70 ans, vous perdez le bénéfice de la réduction de 50 % sur les droits de donation des actions de la société en pleine propriété et transmises dans le cadre du pacte Dutreil. De plus, il se peut que l’imposition applicable à vos héritiers soit plus lourde. En effet, vous avez l’obligation de déclarer tout don de moins de 15 ans à l’impôt. Ce don est donc déduit des indemnités légales, soit 100 000 euros, entre un parent et son enfant.

Lisez aussi  : Quel est le meilleur investissement pour un senior ?

Un certain nombre d’idées reçues

Il n’y a pas d’âge limite pour les dons traditionnels. Il est possible de faire un don quand vous le souhaitez et même jusqu’à un très grand âge. Comme indiqué plus haut, c’est principalement sur l’exemption que l’impact sera important .

Cela fait partie de la loi Tepa de 2007 en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat. Ces dons peuvent s’ajouter à un don classique et n’impliquent que des sommes d’argent. Ils sont exonérés de droits, dans la limite de 31 865 euros si et seulement si le donateur est âgé de moins de 80 ans au moment du don et que le bénéficiaire est son enfant, petit-enfant, arrière-petit-enfant ou même ses nièces et neveux si le donateur n’a pas de descendant direct. Le bénéficiaire doit être majeur.

L’idée qu’il n’est pas possible de donner plus de 100 000 euros à chacun de vos enfants est fausse. Si, de plus, vous n’avez pas fait de don au cours des 15 dernières années, votre don sera exonéré jusqu’à une limite de 100 000 euros. Si le don est plus important, il sera soumis à des frais de don établis selon une échelle progressive dont le taux peut varier de 5 à 45 % selon le montant du don.

Un don manuel ne doit pas nécessairement être déclaré aux autorités fiscales, même si la somme est importante. Cependant, la plupart du temps, cela ne fait que retarder l’imposition. Il est donc préférable d’encourager le bénéficiaire de votre don à le déclarer au moment où il est fait .

Cela permet également de dater officiellement le don et de mettre en place la période de 15 ans nécessaire pour reconstituer l’abattement fiscal de 100 000 euros . qui s’applique lorsqu’un parent fait un don à un enfant. Si vous deviez décéder après la date d’abattement, votre enfant pourrait à nouveau bénéficier de la déduction de 100 000 euros sur votre succession. Mais si le don n’a pas été déclaré, le montant total sera facturé à la part de la succession qui reviendrait à votre enfant à votre décès. Le bénéficiaire paierait alors davantage de droits.

Bon à savoir : Il n’est pas nécessaire de se présenter devant un notaire pour faire un don à ses enfants. Un simple don manuel suffit, et vos enfants peuvent alors déclarer eux-mêmes ce don aux impôts. Toutefois, la rédaction d’un acte notarié permet d’éviter les conflits familiaux qui peuvent survenir au moment de votre succession. Attention, si le don concerne un bien immobilier , vous avez alors l’obligation de formaliser l’acte devant un notaire.

Lisez aussi :© iStock Don des grands-parents aux petits-enfants : comment éviter les impôts ?

Déclarez votre don manuel

Selon la valeur du don, les procédures de déclaration peuvent différer. Si le don est inférieur ou égal à 15 000 euros, le donataire dispose d’un délai d’un mois pour déclarer le don, à compter de la divulgation aux autorités fiscales du don en question. S’il y a des frais à payer, cela se fait en même temps. Vous devez ensuite remplir et signer un formulaire Cerfa, n°2735, en deux exemplaires et l’envoyer au Business Tax Services (SIE).

Si le don dépasse 15 000 euros et si la divulgation de ce don résulte d’une demande des autorités fiscales (comme lors d’un audit par exemple), la déclaration doit également être faite dans un délai d’un mois au plus tard. Le paiement est effectué en même temps. En revanche, si la divulgation de ce don est faite spontanément par le donataire, ce dernier peut choisir de déclarer ce don aux impôts et de payer dans un délai d’un mois suivant le décès du donateur. Pour ce faire, vous devez remplir un autre document Cerfa, le n° 2734 .

Lisez également :

  • Impôt de succession
  • Qu’est-ce que un acte de notoriété ?