Quand partir à la retraite née en 1966 carrière longue ?

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La réforme des retraites ne cesse de diviser la classe politique. Si Emmanuel Macron a réaffirmé en septembre dernier sa volonté d’achever ce projet avant la fin de son quinquennat, pour Richard Ferrand, ce projet ne serait toutefois « pas nécessaire ». Invité de dimanche en politique sur France 3, le président de l’Assemblée nationale a fait valoir le 7 novembre qu’il y avait encore « beaucoup à faire » avant de lancer cette réforme, qui est loin de faire l’unanimité. Il s’agit en particulier de la question de l’âge de la retraite, que les partisans de la réforme souhaiteraient repousser à 64 ans.

Du côté du gouvernement, outre l’échéance de l’élection présidentielle de 2022, la défaite dans le cadre des élections régionales ne serait pas étrangère à cette volonté d’accélération, indiquent Les Echos. Tout comme le revers infligé par le Conseil d’État, qui a suspendu le texte sur l’assurance-chômage, mardi 22 juin. Il devait entrer en vigueur le 1er juillet, 2021.

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À lire Réforme des retraites : le système de points enterrés Les partisans des réformes, dont Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, accueilleraient favorablement l’inclusion de la mesure dans le budget de la sécurité sociale 2022. D’autant plus que plusieurs rapports récents plaident en sa faveur. L’évolution concernerait la génération née en 1961, dont l’âge de la retraite passerait à 62 ans et demi à partir de 2022-2023. Une ouverture des droits donc retardée de six mois pour chacune des trois générations suivantes. Les travailleurs nés en 1964 partiraient ainsi à l’âge de 64 ans en 2028-2029.

Pas d’abolition des régimes de retraite spéciaux

Le quotidien estime que la réforme rapportera environ 14 milliards d’euros en 2026. En outre, l’ajout des exemptions et des départs anticipés pour une longue carrière, une invalidité, etc., réduirait les économies de plusieurs milliards. De quoi financer une réforme sur la vieillesse et une garantie étendue pour la jeunesse.

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À lire OCDE : OMS bénéficie de la plus longue retraite ? Parallèlement à la réforme, le président augmenterait la pension de retraite minimale à 1 000 euros par mois pour les travailleurs ayant une carrière complète. Puis à 85 % du SMIC. Et l’abolition des régimes spéciaux ne semble pas figurer à l’ordre du jour de cette accélération : « Si le président est classique, il sera battu », explique au quotidien un proche du président Macron.